Nouvelle Noblesse d'Âge de Diamant

L’Armorial de l’Archimagisterium consigne et rassemble l’identité des représentants de la Noblesse de l’Âge de Diamant, en cohésion étroite avec les valeurs et les vertus qui y sont attachées. Tout individu ayant reçu l’Initiation Archimagistérale est élevé au rang de cette Noblesse. Il ne s’agit plus de la soi-disant « noblesse » du passé, dédaigneuse, élitiste, financière et de sang, mais de Noblesse réellement authentique, reflet direct de la noblesse de l’âme de qui y est élevé, Noblesse de cœur et d’esprit, en relation étroite avec le Code de la Noblesse Orthodole  qui en édicte les règles pour les temps actuels.

Tout initié confirmé à la tradition Archimagistérale est ainsi élevé au rang de la Noblesse car les critères de sélection le permettant sont particulièrement exigeants. Ils sont durs car ils sont le reflet du courage et de l’audace, de la détermination dans le progrès intérieur du ou de la concerné·e, ce progrès intérieur personnel qui est l’amorce transmutatoire du progrès du monde, de vil en précieux, de vil en noble. Tout nouvel initié à la tradition, à la philosophie, aux valeurs, et aux idéaux du paradigme Archimagistéral, embrasse l’ensemble de ce qui en fait la noblesse-même, du moins y aspire de toutes ses forces, ce qui lui vaut le partage de cette noblesse en quelque sorte principielle et primordiale.

La réactualisation de la notion de "noblesse"

Les titres nobiliaires du passé ont été prioritairement le reflet de simples responsabilités administratives, avant la décadence de la « noblesse » à laquelle ils sont censés faire référence, et son enlisement dans la perversion et l’oppressif mépris du peuple. Entachés des conséquences de leur propre histoire comme de l’histoire de ceux qui les ont portés, ces anciens titres ne sauraient jamais plus être le reflet d’une éventuelle restauration de leur honneur dans le cadre de l’expression d’une véritable noblesse d’âme, ce qu’ils n’ont donc jamais été. Ainsi, d’autres titres ont été appelés à tenir cette place d’honneur et authentique dans le cadre d’une Noblesse impervertible, celle des temps d’Âge de Diamant et des vertus qui le caractérisent, ladite « Noblesse Orthodole« . Ils existent d’ores et déjà et voient leur réalité irrépressiblement s’ancrer dans le fondement-même du nouveau paradigme. La seule exception à l’égard d’un changement radical dans la manière d’envisager les titres de noblesse, est en le titre de Chevalier (avec majuscule à l’initiale), porteur d’un sens profond lié à la bravoure et à la défense des plus faibles, à l’engagement et à la fidélité, et constituant le tout premier titre (et les deux suivants qui lui sont associés, ceux d’Officier et de Commandeur) de la nouvelle Noblesse au même titre qu’il symbolise à lui seul dans l’inconscient collectif, la marque-même de cette noblesse de cœur.

On peut être légitimement amené à s’interroger sur le réel intérêt d’une restauration de la notion de « noblesse », quoi qu’elle vaille et à quoi qu’elle soit rattachée en termes de valeurs. L’Archimagisterium considère que la nature Humaine est en soi de deux natures, l’ensemble de sa population oscillant entre ces deux extrêmes, à savoir une nature noble, et une autre vile, notamment en fonction du vécu de chacun mais aussi et surtout, pour la plus grande part, en fonction des exemples qui se font les témoins des différentes expressions de l’une ou l’autre de ces natures, assorties de leurs aspects séducteurs respectifs. Nous avons néanmoins pris le parti de considérer que par nature essentielle et originelle, l’Humain tel que nous le connaissons et le concevons est fondamentalement bon (contrairement à l’opinion quelque peu désabusée d’une grande part de la population Humaine elle-même, rejoignant en cela la célèbre citation de Plaute : « Homo lupus homini », traditionnellement traduite par : « L’homme est un loup pour l’homme », ce qui dénote d’ailleurs une profonde méconnaissance de la nature des loups). Nous considérons donc  malgré tout l’Humain comme fondamentalement bon, malgré sa faiblesse lorsqu’il est l’objet d’une prédation lente et sournoise se faisant passer comme étant elle aussi de nature « Humaine » (cet homme qui serait un loup pour lui-même, alors qu’il n’en est rien). Cette bonté est pourtant avérée mais à condition tout du moins que l’Humain ne soit pas continuellement soumis à la torture physique, morale, mentale, ou psychologique, au chantage à la vie, ou à la tentation du pouvoir, ce qu’a toujours exercé de mémoire d’Homme, et sur une très large majorité d’individus, la civilisation humaine de laquelle sort seulement cette planète; cette « civilisation » qui est élitiste dans la vilenie et l’inversion corruptrice des valeurs.

Au titre de l’exemple dont la crème de l’Humanité se doit de montrer d’elle-même, la marque de la noblesse est celle qui est affichée en tant que volonté affirmée de prendre à témoin les peuples du monde de l’évidence de la prédominance qualitative de ce qui est considéré comme noble, comparativement à ce qui est vil. En d’autres termes, ce qui est noble est bon pour tous, alors que ce qui est vil n’est bon que pour ce qui est vil.

Ceci étant dit, il est tout-à-fait vrai qu’en effet nul n’ait besoin d’être paré d’un titre de noblesse pour représenter un exemple comportemental aux yeux d’une population en recherche de valeurs. Mais celui qui est paré d’un tel titre, en revanche, se présente publiquement comme étant engagé à vie face à cette impérative responsabilité que représente l’exemple que l’on incarne alors. Donc non seulement à titre anonyme et passager, mais à titre déclaré et définitif, en ne travaillant pas uniquement sur l’extérieur à soi-même, mais en commençant par soi, en soi, sans jugement d’autrui mais dans l’introspection d’abord. Telle est toute la valeur du Titre de la Noblesse Orthodole : un engagement plein, entier, et inconditionnel de son incarnation, de sa vie, dans l’expression de la noblesse Humaine pour de toutes autres causes que son seul intérêt personnel, et quoiqu’il en soit toujours plus grandes que soi; noblesse dans laquelle on s’est alors engagé, que l’on s’est engagé à respecter, à défendre, et à promouvoir par l’exemple sans discours, sans sermons, mais par son seul comportement, sans attentes d’admiration et de récompenses, mais uniquement dans le seul et unique but de faire ce qui doit être fait en regardant en soi d’abord, terrain sur lequel le représentant de la Noblesse Orthodole entame ses efforts de transformation du monde, conformément au serment prononcé.

Ce qui est noble est bon pour tous.
Ce qui est vil n’est bon que pour ce qui est vil.

ILADILYAS-MOUATTIB

La Noblesse Archimagistérale Orthodole

Parler de Noblesse Archimagistérale c’est faire référence à une vie de service personnellement désintéressé et de travail sur soi, a contrario d’une noblesse de sang qui se caractérise bien davantage par son oisiveté, faisant, elle, travailler les autres pour son bénéfice propre. Sans entrer dans des détails qui pourraient être consacrés à l’écriture d’un ouvrage complet au moins, tous les représentants de cette nouvelle Noblesse Archimagistérale, qui est donc à dessein le reflet authentique de la noblesse de la nature Humaine dans ce qu’elle recèle de plus élevé et de plus lumineux, sont censés être rattachés à une autorité unique se faisant la garante de la probité de quiconque prétendant en effet relever de cette même Noblesse. Il existe en l’occurrence onze Titres* Nobiliaires représentant chacun une responsabilité accrue par rapport aux titres précédents. Certains des Titres Nobiliaires accordés aux Archalchimistes confirmés dans leur démarche vis-à-vis de la voie Archalchimique poursuivie, peuvent donner lieu à la remise d’une « Lettre de Noblesse ». Cette dernière est signée de la main du représentant en titre de la Lignée des Rois Sacrés en ce monde, cosignée de la main de son épouse, « l’Adishaloriss », la « Reine Immaculée », en tant que les garants des lois assurant la pérennité des conditions de la liberté des peuples et de l’octroi à chaque individu de ce monde de ce qui lui est nécessaire afin de vivre sereinement et en paix, à jamais hors de la faim, de la peur, de la guerre, et de la précarité, précisément ce à quoi s’engage la « Noblesse Orthodole » elle-même à travers ceux qui en sont les incarnations, la représentant en dignité, en sagesse, en grandeur, et en honneur. Chaque membre de la Noblesse Orthodole universelle, et dans le cadre du paradigme Archimagistéral, a le devoir sacré de se faire le relai, à titre personnel, de l’ensemble de l’idéal propre à l’Âge de Diamant selon ses propres moyens, comme des valeurs-mêmes de cet Âge; valeurs incarnées par le Couple Sacré qui en est le premier prôneur et l’exemple emblématique et vivant aux yeux de tous. Aux initiés de l’Âge de Diamant ayant atteint un degré suffisant de progression au sein de la voie Archalchimique, ayant prouvé par des actes concrets leur attachement aux valeurs et vertus de ce paradigme, et dûment choisis par le Couple Sacré, sont donc remis:
  • leur Lettre de Noblesse attestant leur Titre Nobiliaire,
  • la représentation de leur blason unique dressé à titre symbolique sur base de celui du Couple Sacré (tel que représenté ci-dessus en haut de page) incarnant la « Hiérodarchie »,
  • l’insigne de leur condition nobiliaire sous la forme de « l’Épinglette Armoriale », à arborer, s’ils le souhaitent, par ses détenteurs.
En tout état de cause, la simplicité et l’humilité sont les fondements-mêmes de cette Noblesse exceptionnelle de grandeur à laquelle chacun sera invité à s’identifier et auprès de laquelle chacun en ce monde sera à même de se réfugier en cas de nécessité. Toute inversion ou tentative d’inversion de ces valeurs, tout irrespect caractérisé et répété d’un ou plusieurs articles du Code de la Noblesse, toute trahison du serment prêté, ne pourra que constituer un ensemble de circonstances caractérisées à la charge du représentant indigne de cette Noblesse, déméritant, déloyal, ou faisant injure à son statut, conduisant l’autorité l’ayant intronisé dans ses fonctions à le désavouer, voire jusqu’à l’anathématiser pour haute-trahison dans les cas portant le plus gravement atteinte à la valeur-même de cette Noblesse sans nulle autre pareille et impervertible, envers et contre tout.

Les Maisons d'Honneur

Les onze Titres de Noblesse se répartissent en les quatre Maisons d’Honneur (trois ouvertes -aux hommes et aux femmes qui le souhaitent et en remplissent les conditions- et une fermée -réservée à la seule condition de « Tvish  »), et qui sont à ce jour :

1. La Chevalerie de la Garde
2. Le Grand Magistère (de la « Guilde des Archalchimistes »)
3. La Cléricature Sacrale
4. La Pracandhasenamukha (au titre des deux fonctions particulières ci-dessous)

Ces Titres sont les suivants (les chiffres entre parenthèses font référence aux quatre alinéas ci-dessus):

I      Le Chevalier (1)
II     L’officier (1)
III    Le Commandeur (1)
IV    Le Profès/La Professe (2)
V     Le Sénéchal/La Sénéchale (2)
VI    Le/La Dignitaire (2)
VII   Le/La Connétable (2)
VIII  Le/La Hiérophante (3) – avec « le » ou « la » pour article et non « L » apostrophe
IX    Le Prêtre/La Prêtresse de PARAVAL (3)
X     La Gouverneure * (4)
XI    La Princesse Royale * (4)

L’ensemble de ces Titres et des individus qui les portent sont rattachés au service des valeurs et des vertus du Palais de PARAVAL, siège de l’autorité de la Hiérodarchie, garante de la pérennité de l’Âge de Diamant et des conditions de justice, de liberté, et d’équité qui le caractérisent.

La Noblesse Orthodole, l’avenir de ce monde, et son Âge de Diamant sont à tout égard indissociables.

* Aucun élément d’information apportant davantage de précisions relativement à ces deux titres et ce qu’ils impliquent n’est actuellement prévu à la divulgation publique. Néanmoins dès l’avancée confirmée à un stade précis de l’implantation du nouveau paradigme, ces informations seront livrées à la connaissance du public à titre inconditionnel.

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