Droiture Orthodole

S’il est une question paradigmatique absolument centrale, c’est celle de l’Orthodolité, ou plus souvent exprimée en tant que « Droiture Orthodole ». Il est donc essentiel aussi de comprendre son sens profond afin de pouvoir espérer adhérer à l’idée en rapport, car par essence, tout ce sur quoi le nouveau paradigme se trouve être fondé, est Orthodol. Toutes les articulations Archimagistériales le sont aussi. La qualité de ce qui est Orthodol est tellement fondamentale qu’en réalité, seul ce qui est Orthodol peut conduire désormais cette planète et tout ce qui y vit vers un avenir certain, et garantit le meilleur possible pour tous, mais à la condition que ce qui y vit réponde contextuellement de cette même qualité à sa propre échelle. En somme, tout ce qui est frontalement opposé à ce qui est Orthodol disparaîtra très rapidement, de manière systématique et sans appel.

Définition et approche

Orthodol/e/s/es :

Du Grec « ortho » (ορθο) : « droit », et « odo » : la route, la voie.

Ce qui est considéré comme étant Orthodol représente une évolution majeure de la notion de justesse. Déjà au-delà de ce qui est considéré comme simplement « bien » ou « bon » à la raison mentale, ce qui est considéré comme « juste » est pourtant bien en deçà de ce qui est Orthodol, dont la justification peut être moins évidente à cerner dans la mesure où « l’horizon » que représente ce qui est Orthodol, est beaucoup plus lointain, donc implique bien davantage de circonstances, aux inter-cohérences beaucoup plus complexes, que l’horizon de ce qui est simplement juste. Cette justesse est appliquée à un cadre d’événements pouvant être déterminés par le discernement du plus grand nombre en moyenne, du moins explicité par des arguments fondés sur l’observation des faits. Ce qui est Orthodol procède de la même logique, mais en incluant des circonstances contextuelles plus vastes que la nature humaine ordinaire peut immédiatement entrevoir, lesquelles sont pourtant déterminantes dans le travail constant visant à parfaire la dynamique évolutive du tout en lequel tout, et tout un chacun, sont inscrits, en travaillant de même sur un équilibre stable visant une consolidation des acquis, soit un équilibre instable visant une relance de la dynamique en question, voire même un déséquilibre, instaurant une forme maîtrisée de léger chaos à partir duquel une redéfinition de la réalité va pouvoir s’exercer.

Quand bien même ces concepts peuvent sembler complexes, ce qu’il faut en retenir « au quotidien » si l’on peut dire, c’est que ce qui est Orthodol est, d’une part, impervertible, et d’autre part, considéré comme une forme de super-cohérence appliquée au moteur évolutif des lois naturelles elles-mêmes, auxquelles sont soumises, entre autres, toutes les formes de conscience, dont la nature humaine en premier lieu. D’une part, cette super-cohérence est elle-même, par nature, évolutive, et d’autre part, la dynamique qui impulse cette évolution l’est elle-même également, rendant exponentiel le facteur de cette évolution.

Dynamique évolutive linéaire :
cette dynamique n’évolue pas, toute « dynamique » soit-elle.

Dynamique évolutive Orthodole :
cette dynamique évolue pour renforcer le pouvoir évolutif de l’ensemble.
Le départ est plus doux, et la portée finale, beaucoup plus importante.

Importance de l’enjeu

Il ne s’agit pas là que d’un point de détail rhétorique. Toute forme de stagnation représente une mort de laquelle on ne peut revenir, une fois passé le point de non-retour, que par la transformation absolue de ce qui en est l’objet, laquelle ne peut se produire sans une forme de douleur, ou, a minima, de forts désagréments. Selon l’adage, il vaut mieux prévenir que guérir, ou en d’autres termes, il vaut mieux anticiper les problèmes que de devoir les régler en y étant pleinement confronté.

Le facteur évolutif représente la raison-même de l’existence du tout. L’évolution de toute chose, et en priorité celle de la conscience (car sans elle nous en serions toujours restés aux cavernes à courir derrière les feux déclenchés par les orages), est permise par le truchement de l’expérience, ce à quoi sert précisément la Vie sous toutes ses formes, dont l’apogée peut être imaginée comme une forme d’accomplissement suprême d’une forme de « soi » supérieur, et dont les différentes étapes en ponctuant le cheminement sont représentées par des formes de plus en plus évoluées, elles aussi, d’accomplissements intermédiaires, d’un soi plus inférieur (en termes de conscience toujours), comme celle permettant la pleine expression de la personnalité à seul titre d’exemple.

S’il y a défaut d’évolution, c’est la stagnation, puis la mort, quelque forme qu’elle prenne, invariablement. Mais s’il y a défaut d’évolution au sein de la dynamique évolutive elle-même, il y a également stagnation, et mort en définitive, à plus long terme, de manière moins ostensible, mais invariablement malgré tout. Donc la dynamique qui permet l’évolution, doit, elle aussi, évoluer, car la négliger serait synonyme de mort à l’arrivée, tombant dans un piège inapparent aux yeux des moins aguerris des sages…

Pour exprimer cette idée, il suffit de reprendre l’image des flèches ci-dessus :

Le sens de cette flèche indique bien une dynamique évolutive. C’est incontestable. Néanmoins dans cette position, il l’est également que le caractère évolutif de sa dynamique est nul :
Alors que sur la suivante, quelle que soit sa position, il est enfin indéniable que sa dynamique est bel et bien évolutive, elle aussi, faisant de cette courbe-là, la représentation d’une dynamique non pas linéaire mais exponentielle, donc Orthodole.

Toute forme d’évolution qui n’introduirait pas dans sa propre dynamique un facteur d’évolution pour elle-même ne pourrait, à terme, que conduire à la catastrophe par acquisition endémique d’un germe de perversion dans l’apparence du contraire.

Le caractère Orthodol de cette évolution, de sa dynamique, et de tout ce qui obéit de près ou de loin aux lois naturelles, est désormais un impératif absolu dans le cadre d’une pérennité stable et sereine de l’évolution globale du tout vers le meilleur de son avenir possible, sans obsolescence, sans perversion, sans découragement ou fatigue dus à l’effort, mais dans la parfaite inscription du Vivant unifié vers une destinée telle que rien ni personne n’en avait encore connue jusqu’à présent.

Le destin

Assez peu d’individus croient en le destin, en plus du fait que chacun comprend cette notion de manière différente. Le fait est qu’un tel destin existe bien, mais faut-il encore apprendre à l’apprivoiser, et donc aussi, auparavant, le cerner un peu pour mieux le comprendre.

Nous disons que le monde a un destin, collectif, mais résultat aussi de la moyenne des destins individuels. Du moins ce destin a radicalement changé depuis qu’il a été arraché des mains des prédateurs de l’Humanité. Si ce destin est nouveau pour l’Humanité, c’est aussi, en partie du moins, parce que nous sommes tous inclus à une « nouvelle Humanité », dotée d’une acuité de conscience accrue, de valeurs plus affirmées, et d’une volonté bien plus assurée quant à la direction que chacun souhaite prendre, et même quant aux éventuels sacrifices à accepter pour que cela puisse se faire absolument, sans risque de rechute dans les enfers passés.

Ainsi, à présent, et dû à la relative maturité de la conscience collective de l’Humain de Terremère, conscience sur laquelle a été fondé le passage à l’Âge de Diamant, lequel détermine entièrement les conditions particulières du nouveau paradigme Archimagistéral, et quand bien même cette relative maturité de la nature humaine reste-t-elle grandement perfectible, son destin influence l’Humanité autant qu’elle l’influence en retour, néanmoins entre les balises Orthodoles visant la tenue à l’écart de tous les facteurs majeurs de chutes collectives et irréversibles, toujours présents en termes de potentiels de risques. Pourtant, lorsqu’elle était encore entre les mains de l’Ennemi, l’Humanité subissait (à certains égards, néanmoins majoritairement) le destin qu’il avait élaboré pour elle, alors qu’à présent, l’Humanité alimente ce destin qu’elle se réserve, dont seule la forme est laissée à l’appréciation de l’Absolu quant à celle qui sera la mieux adaptée à la vie de l’Homme en ce monde, par rapport à la nature profonde de notre Humanité, son passé, ses espoirs, et son histoire, laquelle l’aura obligatoirement façonnée.

Si le destin, tel qu’il avait été considéré dans les temps anciens, à savoir, au mieux, comme une préfiguration de l’avenir individuel ou collectif propre à l’entretien de la nature des pensées de la part des concernés par ce même destin, donc la plupart du temps en pleine inconscience de leur part ou de manière empirique, voire anarchique, il n’en est pas moins vrai que ce destin ne pouvait s’accomplir qu’à la condition d’être conforme au plan prévu pour l’Humanité par ses prédateurs, hissés au sommet du pouvoir et donc aussi, à la source-même de son avenir funeste en contrepartie de quelques plaisirs malsains et illusions alléchantes.

Quand bien même le destin de ce monde reste tout tracé, en effet, après sa réorientation vers la sortie de l’ornière, il n’en est pas moins devenu aussi un champ ouvert de possibilités, mais aux limites strictes représentées par la nature Orthodole de la voie que quiconque est susceptible de pouvoir emprunter pour rejoindre sa propre définition du bonheur selon ses aspirations profondes. Ainsi, ce qui est désormais « le Destin de la nouvelle Humanité », se constitue en un ensemble de faisceaux de lignes de temps potentiels assez gigantesques et dans lesquelles tout un chacun pourra choisir son propre champ d’expériences et d’aventures personnelles de vie, mais uniquement dans le cadre du meilleur contexte évolutif pour tous, ce qui implique (de gré ou de force) « joie causale » et accomplissement personnel dans un esprit de liberté, quand bien même balisé par le respect dû à la même liberté concédée à autrui dans l’esprit d’Unité requis à la cohésion de ce monde enfin débarrassé de toute source possible de conflits qui ne puisse être réglés, le cas échéant, dans un même esprit d’entraide et de fraternité authentique, incapable de desservir quiconque au profit de quiconque d’autre souhaitant en abuser.

 

Cette notion de destin devient, elle aussi, fondamentalement centrale dans la logique Archimagistériale, permettant d’écarter tous les risques potentiels ou effectifs d’un nouvel enlisement dans les bourbes d’une corruption institutionnalisée.

Sagesse amérindienne comme base de la sagesse planétaire

Il est apparu comme une évidence que la sagesse propre aux tribus des natifs d’Amérique du Nord, était celle qui seyait le mieux à la sensibilité spirituelle de notre planète, malgré l’exceptionnelle diversité des peuples et des cultures pour un même monde. Cette sagesse est à la fois proche des hommes et de la Nature, laquelle va retrouver une place également et obligatoirement centrale au sein de la nouvelle civilisation humaine. Elle est aussi proche des hommes que des femmes. Elle est assez universelle pour concerner la sensibilité de n’importe quel Être Humain évolué en ce monde, en dehors du cadre étriqué et exclusif de toute religion officiellement constituée et ayant des intérêts politiques ou financiers à l’exercice de leur ministère spirituel.

La sagesse amérindienne est accessible à toutes les compréhensions de tous les âges, et représente un socle fiable à la compréhension de réalités supérieures en un langage pouvant être adapté à toutes les cultures et toutes les psychologies ouvertes.

A ce titre, et dans la mesure d’une effective capacité de ralliement, entre eux d’abord, des représentants de ce vaste peuple autochtone du continent nord-américain constitué en de nombreuses tribus ayant néanmoins toutes subi les douleurs de l’envahisseur européen, et relativement à leur capacité de même de se rallier aux valeurs Orthodoles sous la bannière de l’Unité en tant que symbole fort de l’Archimagisterium, la gestion des terres et des populations d’Amérique du Nord sera retirée des mains de « l’Homme Blanc » pour cinq siècles au moins, et remise entre celles du peuple autochtone dans l’espoir qu’ils auront la même sagesse face aux nécessités de rectifier le nombre impressionnant de désastres causés par lesdits « Etats-Unis d’Amérique ».

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »
Sagesse amérindienne (faussement attribuée à A. de Saint-Exupéry)

« Ne fais pas de comparaison, considère chaque chose pour ce qu’elle est. »
Sagesse amérindienne (parfaite expression de la sagesse Archimagistérale)

« Frères et sœurs, nous voulons attirer votre attention sur le fait que la paix n’est pas seulement une absence de guerre. C’est un effort constant pour maintenir des relations harmonieuses entre tous les peuples, entre un individu et un autre, et entre les êtres humains et les autres créatures qui vivent sur cette planète. »
Sagesse amérindienne  (déclaration de paix des Iroquois)

« L’étreinte sexuelle est créatrice d’étoiles. Elle revit l’aube du monde, sa création, voit naître le premier soleil. L’homme et la femme se placent dans sa lumière, sous sa protection. »
Sagesse amérindienne (voir chapitre « Redécouverte du pouvoir créateur bipolaire de l’Être Humain »).

Dénominateur commun en Apolytocratie

Quelles que soient les différences accordées de plein droit aux peuples et cultures présents au Royaume de Terremère-Gaïa afin que jamais l’uniformisation ne gagne l’essence de ce qui fait la richesse de ses différences, quelles que soient les langues des uns et des autres, leurs us et coutumes, il demeurera toujours, à titre inconditionnel, un dénominateur commun à chaque « pays » alors constitué en « Provinces » de ce royaume planétaire unifié. Chaque peuple, chaque ethnie, chaque culture, en autant de déclinaisons de l’Archimagisterium lui-même, devra se montrer inspirant pour quiconque sera mû par la droiture, l’idéal fédérateur de l’Unité, le cœur pur et l’esprit clair. La civilisation humaine du Royaume de Terremère-Gaïa sera inspirante pour toutes les autres, ou elle ne sera pas. Tel est le défi à relever, chacun à sa mesure, par les natifs de ce monde, par les résidents d’adoption, ou par ses invités. Tous, collectivement, et chacun, individuellement, devront faire d’eux-mêmes des exemples inspirants pour tous les autres, chacun respectant leurs spécificités respectives, dans l’accueil bienveillant mais vigilant, toujours, des meilleures intentions d’autrui. Telle est la Droiture Orthodole. Aucune forme de déviance compromettante ne sera plus tolérée en ce monde, sous quelque prétexte que ce soit. Ce que nous entendons par déviance est une attitude comportementale systémique causant une perte totale ou partielle du sens commun au point de se mettre en rupture avec le principe de l’Unité, et ayant pour conséquence l’induction contaminatrice, dans les esprits qui en sont témoins, d’une tendance plus ou moins affirmée à la particularisation des efforts des uns et des autres dans le but intéressé et égoïste de retirer de quelque situation, un avantage personnel qui soit consciemment au détriment, entre autres, d’une autre forme de vie que soi. La moindre rupture avec le principe fondamental de l’Unité, enclenche un principe de dissidence divergente s’approchant du principe même du cancer, sa dangerosité comprise. Un chaos relatif et maîtrisé est parfois nécessaire pour redessiner ou réorienter une destinée, mais jamais lorsqu’il est anarchique et dérive vers l’hégémonie, condamnant à mort l’organisme qui l’accueille. Comme on parle d’un esprit sain dans un corps sain, nous pourrons dorénavant parler d’une civilisation saine, mue par un paradigme sain, dans un monde sain. Quiconque s’arrogerait le droit de travailler à semer un tel chaos anarchique au sein d’une telle civilisation, serait de fait éliminé, exactement selon la même logique sur base de laquelle les défenses immunitaires interviennent chaque fois que nécessaire lorsque la cohérence de l’organisme est compromise, afin d’assurer sa sauvegarde (quelles que soient les protestations des blastes cancéreuses). Une planète est un gigantesque organisme vivant, et la civilisation qu’elle porte lui doit de prendre soin d’elle. En premier lieu, se sont les pensées qui se soignent, mettant en corrélation le cœur et l’esprit, jamais l’un sans l’autre, JAMAIS. Une telle pensée collective, saine et bienveillante, au sein d’une humanité cosolidaire, est le fondement même de ce qu’est ce paradigme nouveau qui porte le nom de « Archimagistère ».
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