Le rouage diabolique de la rentabilité

Le Diable (en latin : diabolus, du grec διάβολος / diábolos, issu du verbe διαβάλλω / diabállô, signifiant “celui qui divise”)

Avez-vous déjà entendu l’expression: “Le diable est dans les détails”? Ou encore cette citation de Charles Baudelaire: “La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas”? Dans le “monde” que nous côtoyons, on veut bien améliorer les choses, mais bien-sûr à la condition que cela soit rentable. Sinon, eh bien, pourquoi le faire! C’est même trop souvent absolument hors de question si on n’y trouve pas de profit. Présenté comme cela, il est vrai que ça fait un peu l’effet d’être un parfait égoïste. Et pourtant, POURTANT, cette logique de vie est ce qui fait la base du fonctionnement des rouages de notre civilisation.

La rentabilité, c’est quoi au juste? De façon simple et d’un point de vue strictement commercial, c’est le rapport entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources employées pour l’obtenir (Wikipedia). On pourrait aussi dire que c’est la mesure entre l’énergie d’un effort déployé et ce qui est obtenu de cet effort à titre personnel. C’est parfaitement cohérent car on n’obtient jamais rien sans rien, surtout lorsqu’on “vit” dans un paradigme dans lequel RIEN de sérieux ou d’utile n’est gratuit. Forcément, il faut travailler pour gagner sa vie et misère à celui qui est trop paresseux pour contribuer au bien-être du fonctionnement de notre société.

Jusqu’à présent, c’est un système qui fonctionne en toute logique, n’est-ce pas? Néanmoins, cela implique aussi que certains sont plus avantagés que d’autres dans le sens de cet échange qui est considéré comme “rentable”. Il y a un gain, un avantage ou un bénéfice quel qu’il soit, qui profite au premier et dont le second est privé, forcément. Entre les deux parties, il y a souvent un différentiel concernant l’intérêt tiré d’une situation dans laquelle il y a une forme d’échange quelconque. Pourtant, tout le monde doit bien gagner sa vie. Mais à quel prix? On a tous besoin d’argent mine de rien! C’est bien l’argent qui dicte les lois de ce monde à ce que l’on dit. En ce sens, et de façon très insidieuse, c’est cette notion de rentabilité qui vient créer une division dans les différentes conditions de vie des individus qui doivent composer avec ce système. De fait, il faut forcément plus ou moins se corrompre pour survivre, puisque le fait de réaliser quelque chose de rentable implique presque à coup sûr que nous en tirions une forme de bénéfice quelconque dont notre prochain sera privé à un degré ou un autre. Vu sous cet angle, c’est quelque chose, il faut bien l’admettre!

Mais est-ce donc l’argent qui est mauvais en soi ou est-ce plutôt la façon dont il est utilisé? Je dirais qu’un outil peut être utilisé de plusieurs manières, comme c’est le cas du couteau pour prendre une analogie classique, qui peut aussi bien servir à nourrir, qu’à tuer. Ce genre de détail révèle aussi en quoi SEULEMENT un changement total et radical de paradigme est la seule voie de sortie rapide du désespoir qui accompagne le quotidien actuel du plus grand nombre. L’argent devra alors être utilisé comme un simple moyen et non plus comme LE but, voire la finalité unique de tout ce qui peut, ou non, être entrepris. Toutes les mesures seront prises à cet effet au nom du caractère sacré de la véritable vie, avec Force si nécessaire. En ce sens, un paradigme basé sur le seul objectif de la rentabilité sera toujours voué au bonheur de certains et fera inlassablement le malheur des autres. Effectivement, l’enfer est bel et bien pavé de bonnes intentions.

La nouvelle civilisation de l’Archimagisterium rendra accessible tous les moyens faisant en sorte que chacun puisse individuellement s’accomplir et s’épanouir de façon libre, mais tout en contribuant au bien-être collectif, par la consolidation naturelle de la culture des valeurs autour du sens de l’Unité. Il ne sera plus question de faire quelque chose dans un seul but de rentabilité, mais plutôt dans une démarche d’utilité pour tous, dans une logique d’effort par laquelle chacun pourra tirer bénéfice de ce qui aura été entrepris, à un niveau ou à un autre. En ce sens, chacun pourra être rétribué pour ce qu’il aura choisi d’exercer et qui lui sera infiniment évolutif, lui permettant, un véritable accomplissement.

Par ailleurs, ceux qui accepteront d’exercer les métiers à caractère potentiellement et relativement désagréables par abnégation d’âme (comme par exemple, nettoyer les toilettes publiques), mais ô combien indispensables, auront non seulement la reconnaissance de tous, mais seront aussi très avantageusement payés en conséquence. La logique du désintéressement personnel n’est pas obligatoirement synonyme de privation de soi. Il s’agit simplement de s’inclure dans un paradigme dans lequel tous ont besoin de tous, en gardant simplement à l’esprit que ce qui est bon pour tout le monde est aussi, potentiellement, bon pour soi. Ce mode de pensée correspond aussi à la perfection d’une devise très chère à l’Archimagisterium: “Unis nous tenons, divisés nous chutons”.

Crédit photo: iStock

6 réflexions sur “Le rouage diabolique de la rentabilité”

  1. Merci pour votre article qui me semble très intéressant. Cependant, je me permets à titre personnel de dire qu’aucune tâche ingrate devraient assignées à des personnes particulières, même si c’est par dévotion envers les autres. Chacun devrait avoir à accomplir sa part de tâches ingrates à l’année. De cette manière, l’individu prendra davantage en considération le travail accompli et respectera avec gratitude les personnes ayant effectué ce travail. Chacun d’entre nous Doit effectuer sa part de tâche ingrate. Cela me semble plus juste et équitable. De cette personne de pourra se décharger de sa contribution au bien commun. Que les personnes mieux payées pour effectuer ce travail revient à dire, que l’on peut se délester de sa part de tâche ingrate, comme quand on payait une personne pour ce faire.
    Avec mes remerciements.

  2. Bonjour;
    Le Couple Sacré vient(enfin)d’être réuni,la nouvelle constitution du nouveau paradgime est signée.(félicitation pour ce joli travail!)
    Normalement un document officiel prend effet le jour même.
    Qu’en est il au jour d’aujourd’hui?
    Ce document a t’il un pouvoir de protection face aux anciennes institutions et multinationales qui nous écrasent(encore plus) ou pas encore?
    Merci.

    1. Bonjour à vous.
      Le processus se fait en étapes, comme toujours. Les constitutions du passé prenaient effet le jour même, soit, mais au sein du même paradigme ancien. Nous sommes, dans le cas qui nous occupe, dans un cadre très exceptionnel, si tant est que l’on puisse encore parler de “cadre”. Les circonstances de mise en application du vaste plan en cours ne peuvent qu’être tout aussi exceptionnelles. L’effet produit par chaque étape joue en faveur de la suivante. L’ordre d’enchaînement des événements est essentiel, et le “timing” l’est tout autant. Les processus suivent donc leur cours, quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, irréversiblement, comme un rouleau compresseur. Quels que soient les hommages qui soient rendus à ce dernier, quels que soient les insultes ou le mépris dont on l’abreuverait éventuellement, il avance au rythme qui est le sien et fait son office, sans se retourner. Nous en sommes là, et nous vous en informons. Rien de plus.

      1. Merci pour votre réponse si peu éclairante soit elle.
        C’est bien la première fois de ma vie que j’appelle de tous mes vœux,l’explosion d’une bombe nucléaire :-))
        Bien à vous.

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